C'est le premier affrontement direct avec l'Empire byzantin, la superpuissance de l'époque. Un émissaire du Prophète ﷺ a été assassiné par un gouverneur allié de Byzance. 3 000 musulmans marchent vers le nord pour demander des comptes.
À Mu'tah (dans l'actuelle Jordanie), ils découvrent avec stupeur une armée de une armée très supérieure en nombre romains et arabes chrétiens. . Certains compagnons proposent de se replier et d'envoyer un message au Prophète ﷺ pour renfort. 'Abdullah ibn Rawâha les galvanise : « Ce que nous cherchons, c'est la victoire ou le martyre. Les deux sont bons. »
Le premier commandant, Zayd ibn Hâritha, fils adoptif bien-aimé du Prophète ﷺ, tombe l'étendard à la main. Ja'far ibn Abî Tâlib le saisit. Sa main droite est tranchée. Il prend l'étendard de la main gauche. La gauche est tranchée. Il serre l'étendard entre ses moignons et son torse. Plus de 90 blessures, toutes de face. Il ne s'est jamais retourné. Le Prophète ﷺ : « Allah lui a donné deux ailes avec lesquelles il vole au Paradis, At-Tayyâr. » 'Abdullah ibn Rawâha prend l'étendard à son tour et tombe lui aussi.
C'est alors que Khâlid ibn Al-Walîd, converti depuis quelques mois seulement, saisit le commandement. Génie militaire, il réorganise l'armée, simule l'arrivée de renforts en changeant les positions de nuit, et effectue un retrait stratégique qui permet de préserver l'armée musulmane.
À Médine, le Prophète ﷺ décrit la bataille en temps réel, à Médine, le Prophète ﷺ décrit la bataille à ses compagnons comme si elle se déroulait devant lui.