Ka'b ibn Al-Ashraf est un poète juif de Médine, riche et influent. Après Badr, au lieu d'accepter la nouvelle réalité, il se rend à Makkah et compose des poèmes incendiaires, il pleure les morts de Quraysh, incite ouvertement au meurtre du Prophète ﷺ, et compose des vers obscènes sur les femmes musulmanes.
Ce n'est pas de la poésie, c'est de la propagande de guerre. Dans une société orale comme l'Arabie, un poème qui appelle au meurtre est aussi dangereux qu'une armée.
Le Prophète ﷺ demande : « Qui me débarrassera de Ka'b ibn Al-Ashraf ? Il a nui à Allah et à Son Messager. » Muhammad ibn Maslama se porte volontaire. Avec un petit groupe, il tend un stratagème : en tant qu'ancien allié de Ka'b, il le rencontre de nuit sous prétexte commercial et l'élimine.
La communauté juive de Médine proteste. Le Prophète ﷺ ne s'en prend pas à eux collectivement, il fait une distinction nette entre Ka'b (un individu qui incitait au meurtre et à la guerre) et le reste de la communauté qui respecte le pacte. Le message est clair : la liberté d'expression a une limite, elle s'arrête là où commence l'appel au meurtre.